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Via Panzerfaust Zine : "You wanna hear one of the most sensational and impressive debuts of not only this year, but probably of this decade? Then open your eyes and check this piece of Canadian filth that will break your tongue, when you will try to pronounce its name - Chthe'ilist (and if that doesn’t do the job, then try with the song title “Vecoiitn'aphnaat'smaala” hahaha). This duo has released their debut album a while ago, “Le Dernier Crépuscule”, and damn, this is a real be(a)stial death metal masterpiece. It has everything that I love about some of these new bands; when they take the essence of the genre, sipping its blood right from the roots, but at the same time are able to bring something new and push the limits a bit further. They’re not inventors, but revolutionists! With albums such as “Le Dernier Crépuscule” I feel like they improve the old skeleton of death metal; for something way darker and more dense sounding than any of the 90’s have ever had. This is why such albums are so worthy to listen to.

Chthe'ilist certainly does great job on “Le Dernier Crépuscule”. Their music is one hand a huge worship of the old Finnish death metal scene, with bands like Disgrace, Funebre, Thergothon, Adramelech and Demilich, but also for bands from other countries like old Therion, Carbonized, Grave, Vital Remains and Morbid Angel. But the way it’s all presented on “Le Dernier Crépuscule” is definitely far from archaic ways and Chthe'ilist is not cut’n’paste type of band. It’s much more atmospheric and kind of progressive as well; technical, but never fuckin boring or mindless. The utterly grim, dark and morbid aura of their music is something that was never to be found in the old days. It’s so fuckin dense and putrid, so eerie that you’re gonna feel frightened. It’s almost like you’re closed in a sepulture and inside there’s this thick, suffocating smoke that covers everything and you start to choke to death. There’s actually a killer lyrics for the first song, which I think fits the aura of this album perfectly:


“As you enter the vaults of ingurgitating obscurity, the blood-chilling, eerie calm that surrounds you makes your body tremble in fear. Through the cryptic gloom, you hear the shadows whisper, their voices echoing in a silent, sinister discordance.”


The whole album is perfectly built and balanced, speaking of the tempos of the songs (oh that heavy, epic opening instrumental piece – what a start!!!), with the intros that only increase the eeriness and morbid aura, with great songs spread all over the album… and the visual side of “Le Dernier Crépuscule”, which fits the sounds just perfectly. Definitely such death metal is not easily memorable or listenable. It requires attention, especially for its technical aspects, many details and all the great work of guitars or drums, not to forget about killer vocal performance, which is definitely one of the best I’ve heard in a while! Even some subtle keyboards that are in songs like “Into the Vaults of Ingurgitating Obscurity” give the music something special. In this particular song, when keyboards appear along some amazing clean vocals I just feel thrills.

Chthe'ilist definitely found a good balance between the technical aspect of death metal, with some bizarre, twisted riffs or sick leads and the ability to keep it listenable and transparent – what is important especially for such thick, massive sounding death metal. But they did it perfectly and if you’re afraid that this album may not sound old school enough, then I request that you give a special attention to songs like “The Voices from Beneath the Well”, which really do fuckin sound like taken from old Therion, Lubricant or Digrace LPs or any other of those technical, but so brutal and beautiful records from the old era. Somehow not many bands dare to play this sick style of death metal these days. Chthe'ilist does.


Let me also say that I mentioned how the great artwork and visual side (including band photographs) fits the music. But I must also mention the lyrics, which are some of the BEST I’ve ever read. They’re incredibly fantastic tales of horror, very influenced by Lovecraft obviously, but the way they’re written is simply awesome, because it’s like reading a short story. Take the lyrics for “Scriptures of the Typhlodians” as an example, for something really amazing!! I strongly advice to read them all, as only this way you will truly be able “to enter the dream world of Eil’udom”! So, summing it all up – if this album doesn’t impress you, then I don’t know what else will. And cut this “why not listen to Voivod, Timeghoul, and Demilich instead?” bullshit, which I’ve read somewhere in another review, as such statement not only tells about your low intelligence, but also about your total ignorance for everything that great bands like Chthe'ilist do these days.


Standout tracks: “Into the Vaults of Ingurgitating Obscurity”, “Tales of the Majora Mythos Part 1”, “Voidspawn”, “The Voices from Beneath the Well” 95/100



Originally written by Astus for http://panzerfaust666zine.blogspot.com/


 
 
 

Via Nihil Verum Nisi Mors : "Le québécois Philippe 'Pat' Tougas n'a pas le temps de niaiser cette année, après un album avec Serocs l'année dernière, 2016 est une année faste pour le stakhanoviste du Death Metal de la Belle Province, Chthe'ilist et son Dernier Crépuscule en janvier, The Last witness de Zealotry en avril dernier, voilà donc le troisième album de l'année pour Tougas avec ce premier effort longue durée de First Fragment, un projet dont on avait plus de nouvelles depuis 2010 et l'EP, déjà impressionnant à l'époque, The Afterthought Ecstasy, qui même s'il ne révolutionnait pas le genre, démontrait une sacré force de frappe, mais de quel genre on parle en fait? facile, c'est signé chez Unique Leader, c'est du du gros Technique Mort Métal frénétique, en même temps, avec une pochette et un logo rassemblant tous les codes visuels du genre, c'était pas difficile à deviner...


Allons droit au but, le Tech-Death, ça me gave déjà depuis quelques temps, le genre est devenu chiant, et même un Obscura ne trouve plus grâce à mes yeux, et bien vous savez quoi? si comme moi vous n'avez pas aimé le dernier Obscura, First Fragment risque bien de vous réconcilier avec le genre, Dasein enterre largement la dernière livraison teutonne, et doit même surclasser la quasi-totalité du roster d'Unique Leader, ouais, rien que ça, First Fragment va nous délivrer ici une sacré leçon de Tech-Death dont certains médiocres feraient bien de s'inspirer.


Autour de Tougas, on retrouve son collègue guitariste habituel Gabriel Brault-Pilon, ainsi que le chanteur David Alexandre Brault-Pilon, c'était déjà le line-up de l'EP, ça n'a pas changé, par contre, le groupe s'est enfin trouvé un bassiste en la personne de Vincent Savary, et surtout un batteur, terminée la batterie programmée, entre ici le frenchy Samuel Santiago... enfin non, pas tout à fait, puisque c'est le Severed Savior Troy Fullerton qui officiera aux baguettes pour l'album.

Il va s'en dire que quand on parle de Tech-Death, les performances techniques seront stratosphériques et hors-normes, cherchez pas, c'est le cas ici, ça va bien évidemment jouer à une vitesse insensée et tout simplement ridicule comme on peut s'y attendre, mais ce n'est pas seulement sur ça que ça va se jouer, car First Fragment, contrairement à certains de ses congénères, sait composer de vraies bonnes chansons, ça a l'air con dit comme ça, mais le songwritting est véritablement ce qui va transformer Dasein en putain de bon disque dense et accrocheur plutôt qu'en une avalanche de plans jazzy incompréhensibles et de démonstrations techniques.

Musicalement, si vous connaissez l'EP, vous ne serez pas trop dépaysés puisqu'en dehors de deux titres, tous furent composés entre 2004 et 2010 quand Tougas était encore étudiant à Degrassi, et donc, ça va déchirer le cul de ta mère en mélangeant habillement Death technique moderne, les aspirations progressives de certains grands anciens (coucou Atheist), et plus prosaïquement le gros Br00tal Death qui tâche, bref, ça va chier, et dès le premier morceau Le Serment de Tsion, le ton est donné, ça bute, évidemment ça en fait des caisses avec des cassures abruptes et une technique complètement folle ainsi qu'un tempo bien plus rapide que de raison, le growl est caverneux à souhait, ce qui fait que même chantés en français, impossible de comprendre quoi que ce soit aux lyrics, et il y a un plus, la grosse touche de Neo-classique dans les leads, qui sera présente sur quasiment tout l'album, imaginez Yngwie Malmsteen qui déciderait de faire du Tech-Death, ça donnerait surement à peu près ça, tout à fait le genre de morceau que n'aura jamais réussi à faire un Fleshgod Apocalypse.


Un peu plus progressif encore, le titre éponyme enfoncera le clou avec une construction plus fragmentée, mais malgré tout diablement cohérente entre brutalité ravageuse et mélodies non dénuées de subtilités, c'est un peu la grande force de First Fragment, la capacité qu'a le groupe à ne pas trop se disperser, bien sûr que ça part dans des délires techniques par moment, sans que jamais on ne soit vraiment perdu car la technique est au service d'un songwritting minutieux et diaboliquement efficace, First Fragment maintient constamment une certaine pression, son agressivité naturelle, avec une réelle densité et des transitions à la fluidité improbable, bien aidé il est vrai par une production excellente, un mastering signé par l'Augury Mathieu Marcotte et un mixage de l'autre Augury Hugues Deslauriers, et un DR8 pour ce genre d'album fait toute la différence, rendant la tambouille très dynamique et lisible malgré sa grande complexité et sa densité.


C'est l'agressivité et les soubresauts d'une violence inouïe qui constitueront la base du son First Fragment, car ici le progressif ne sera pas vraiment à l'ordre du jour, un peu quand même, mais plus en forme de saupoudrage par-ci par-là, First Fragment préfère allez droit au but et ne pas trop s'écarter de l'essentiel, c'est ce qui rend les morceaux aussi intenses et in your face malgré les multiples divagations techniques, le riffing étant tout simplement monstrueux, de même qu'une section rythmique implacable servant de fondation pour que les deux guitaristes aient le chant libre pour se lancer dans leurs trips techniques, et il est d'ailleurs à noter que certains guests seront de la partie, Christian Münzner sur Mordetre Et Dénaissance, Mathieu Marcotte sur Archétype, ou encore Collin McGee (Elderoth) sur un Gula très orienté progressif.


Malgré tout, il y a un mais, car par rapport à l'EP, on passe de 27 minutes à la bagatelle de 56, ce qui est véritablement excessif quand on parle d'un Death aussi technique et frénétique, qui a tendance à user progressivement la santé mentale de l'auditeur, d'ailleurs on a tendance à décrocher peu après la moitié de l'album, l'instrumental acoustique Prélude en sol dièse mineur n'a que peu d'intérêt (alors que ça fonctionne très bien en mode Flamenco sur l'intro de L'Entité), et précède un Archétype réellement médiocre et basique qui fait tâche sur cet album, le groupe aura un peu de mal à relever la barre par la suite, qui sera un peu plus décousue, avec des morceaux qui n'auront pas vraiment le même impact que ceux de la première moitié, à part peut-être le très bon Gula, qui inclura quelques leads d'obédience Heavy Metal pour le fun, où l'ultime morceau Evhron qui sait faire preuve d'une certaine efficacité malgré le fait qu'il s'éternise surement un peu trop.


Des défauts, il y en a, mais finalement, rien de rédhibitoire, aucun véritable tue-l'amour à l'écoute de ce premier album de First Fragment, le songwritting de Dasein est même au dessus de l'EP, c'est vous dire le niveau que l'on atteint ici.

Malgré tout, le changement de format ne se fait pas sans mal, et avec presque une heure de Tech-Death aussi frénétique, Dasein va tester les limites de votre résistance, car ce disque est exigeant avec l'auditeur, ne le laissant jamais respirer, il s'avère plutôt épuisant après une quarantaine de minutes, ce qui aurait été un format un peu plus digeste.

Quoi qu'il en soit, rien que pour l'intensité, le songwritting, la technique hors-norme, l'excellente production, la densité et la fluidité de son Tech-Death, de même que son délicieux penchant pour le néo-classique, First Fragment vaut vraiment le coup et mérite que l'on s’intéresse à son cas, car après tout, pas sûr que vous écoutiez mieux cette année en matière de Technique Mort Métal."



Originally written by Djim for Nihil Verum Nisi Mors / djimetal.blogspot.com


 
 
 
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