Review : First Fragment - Dasein by Nightfall In Metal Earth

Updated: Jun 18

Via Nightfall In Metal Earth : "Et le voilà l’album Death Technique de l’année. D’accord, je m’avance un peu, nous ne sommes qu’en juin, mais il y a franchement peu de chance de trouver mieux d’ici Noël (enfin si, comme d’hab, le prochain MITHRAS qui doit sortir "en fin d’année" comme tous les ans depuis six ans, mais est-ce seulement du Death Technique ?). "Dasein" donc, premier album des cousins Québécois de FIRST FRAGMENT après l’EP "The Afterthought Ecstasy" en 2010, déjà plus que prometteur à l’époque, qui voit l’arrivée d’un vrai batteur en lieu et place de la BAR qui officiait jusque là, rendant le tout plus naturel et encore plus impressionnant. Alors, à quoi cela ressemble-t-il donc FIRST FRAGMENT ? Et bien c’est simple, on prend du NECROPHAGIST pour les soli de guitare, GOROD pour les riffs, ARSIS pour les mélodies en contrepoint et AUGURY pour la basse proéminente. Voilà, si avec ça vous n’avez encore qu’une demi-molle à ce moment de la chronique, je ne peux plus rien pour vous. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, TOUS les soli sont absolument merveilleux, les meilleurs que j’ai entendus dans un album depuis… NECROPHAGIST au moins ! D’inspiration Néo-Classique, ils donnent le tournis dès que les guitares s’envolent dans ces aiguës singulières qui démarquent FIRST FRAGMENT de ses congénères. Si vous n’aimez pas les épanchements solistiques, déjà je ne sais pas ce que vous foutez sur une chronique de Death Technique et de plus, ça va être compliqué pour vous tellement c’est l’orgie, avec en prime des guests de luxe, notamment Christian Münzner que l’on ne présente plus, mais que je présente tout de même parce que voilà (SPAWN OF POSSESSION, ex-OBSCURA et un demi-million d’autres trucs), leur compatriote Mathieu Marcotte (AUGURY), ainsi que Collin McGee (ELDEROTH) et Malcolm Pugh (INFERI). Une belle brochette de musiciens talentueux touchés par l’inspiration divine, afin de nous offrir un équilibre parfait entre une technique redoutable et des mélodies complètement folles. Un petit mot aussi sur la basse qui n’est pas en reste et se permet, à l’instar d’AUGURY, de s’illustrer par quelques incartades en solo du plus bel effet sur "Voracité" et "Dasein" et d’accompagner intelligemment les guitares de manière distincte. Au Québec, on respecte les bassistes et on les traites avec équité, pardi ! Un exemple à suivre. "Le Serment de Tsion", titre speedé et fou qui finit par un gros crachat dégoûtant, est un titre tout à fait représentatif de la mandale que vous allez vous prendre sur les 50 minutes suivantes. La vitesse générale est élevée, voir très élevée, c’est une véritable avalanche de notes de la première à la dernière seconde avec des riffs aussi alambiqués qu’accrocheurs et des mélodies néo-classiques de très hautes volées. Les deux titres majeurs que sont "L’Entité" et "Gula" sont des modèles de composition qui devrait être étudiés dans tous les conservatoires dignes de ce nom, d’une fluidité exemplaire et d’une maîtrise affolante. La première, instrumentale dont l’intro nous rappelle les essais acoustiques les plus aventureux d’ATHEIST et de GOROD, est une merveille d’inventivité proposant un final épique à en chialer, tandis que la deuxième balance une progression de fou furieux avant un passage à la ARSIS, tout en lead et en soli totalement injouables et tout cela avec un naturel déconcertant. Les riffs contiennent, malgré leur technicité, ce groove dansant à la GOROD (flagrant sur "Émergence") qui rend l’album passionnant d’un bout à l’autre et jamais lassant. "Prélude En Sol Dièse Mineur", interlude acoustique qui repose les esgourdes, est la seule accalmie avant de repartir de plus belle sur une "Archétype" qui se pose comme la chanson la plus brutale du disque avec "Psychan". Le groupe nous finit en beauté avec "Evhron" (Evhron petit patapon…) qui se la joue (légèrement) symphonique comme a pu le faire SPAWN OF POSSESSION auparavant sur "Apparition", tiré de leur chef d’œuvre "Incurso". Si je devais tout de même faire un reproche dans cet océan de perfection, ce serait sur la performance de Troy Fullerton à la batterie. Non pas que le gus soit un manche, loin de là (il balance du gravity blast et autres joyeusetés comme s’il buvait un café), mais je trouve son jeu un peu trop typé Brutal Death et manquant de subtilités. J’aurais préféré un jeu plus groovy/jazzy à la GOROD (encore eux) par exemple. Il se trouve d’ailleurs que mon souhait a été entendu, car le Troy en question n’a collaboré sur cet album qu’en qualité de pigiste et c’est notre Samuel Santiago national (ex-GOROD) qui a finalement intégré le groupe de façon permanente. Tout est bien qui finit bien en somme ! Voilà, avec tout ça j’espère vous avoir convaincu du bien fondé d’écouter ce "Dasein" quasi-parfait au plus vite, sous peine de passer à côté d’un des meilleurs albums de Death de cette année. Une belle façon pour le Québec de s’excuser pour la poutine! (et Céline Dion… comment ça, ça sonne pareil ?)"

5/5 Originally written by Metalomane for http://metal.nightfall.fr/

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